NAPOLÉON LE PETIT Victor HugoNapoléon le Petit est un livre pamphlétaire, écrit par Victor Hugo en 1852, à Bruxelles, à la suite du coup d'État du 2 décembre 1851 où Napoléon III conserve le pouvoir contre la constitution de la Deuxième République, dont il avait été élu président.Dans ce livre, Hugo s'attaque violemment à Napoléon III, qu'il traite de « dernier des hommes », « voleur », « criminel » et « filou ».Pour Karl Marx, Victor Hugo « se contente d'invectives amères et spirituelles » et commet l'erreur de ne voir dans la prise de pouvoir de Louis-Napoléon Bonaparte que « le coup de force d'un individu » sans se rendre compte que par là-même il grandit l'objet de ses attaques « en lui attribuant une force d'initiative personnelle sans exemple dans l'histoire . »Introduit clandestinement en France, le livre déclencha l'expulsion de Hugo de la Belgique qui promulgua, pour parvenir à son départ, la loi Faider. Victor Hugo s'est alors exilé à Guernesey.Le jeudi 20 décembre 1848, l'Assemblée constituante, entourée en ce moment-là d'un imposant déploiement de troupes, étant en séance, à la suite d'un rapport du représentant Waldeck-Rousseau, fait au nom de la commission chargée de dépouiller le scrutin pour l'élection à la présidence de la République, rapport où l'on avait remarqué cette phrase qui en résumait toute la pensée : « C'est le sceau de son inviolable puissance que la nation, par cette admirable exécution donnée à la loi fondamentale, pose elle-même sur la Constitution pour la rendre sainte et inviolable » au milieu du profond silence des neuf cents constituants réunis en foule et presque au complet, le président de l'Assemblée nationale constituante, Armand Marrast, se leva et dit : « Au nom du peuple français, « Attendu que le citoyen Charles-Louis-Napoléon Bonaparte, né à Paris, remplit les conditions d'éligibilité prescrites par l'article 44 de la Constitution « Attendu que, dans le scrutin ouvert sur toute l'étendue du territoire de la République pour l'élection du président, il a réuni la majorité absolue des suffrages « En vertu des articles 47 et 48 de la Constitution, l'Assemblée nationale le proclame président de la République depuis le présent jour jusqu'au deuxième dimanche de mai 1852.